
Avertissement : Vous n'allez pas trouver par ici ce que vous cherchez . Si vous êtes adeptes de cohérence et de pensées profondes, ce blog ne répondra jamais a vos attentes . PS1 : Le "Je" de ce blog n'est pas moi. PS2 : Toute ressemblance avec des personnes existants ou ayant existé N'est Pas Une Pure Coïncidence. Sinon, bienvenue au monde de l'anarchie des idées et de l'absence de style ... Carpe diem !
vendredi 18 novembre 2011
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mercredi 16 novembre 2011
A la mémoire d'un terroriste
dimanche 31 juillet 2011
Le Paradis de Maman

vendredi 29 juillet 2011
Machine Humaine
Remedios Varo, "La plante insoumise" 1961.Je ne peux plus, je prends 30 minutes pour écrire ce billet et puis je reprends ce que j’ai à faire …
Il me semble que je suis entrain de passer par ses périodes sensibles ou la conscience, sans préavis et sans raison apparente, s’est décidé subitement à s’aventurer sur des terres défendus ... Suis-je entrain de passer par une crise existentielle ? non je ne le pense pas, j’ai toujours considéré l’existence comme une crise permanente et je ne m'en plains pas. Au contraire, malicieusement, je ressens une forme de plaisir d'être au cœur d’une tragédie sans fin...
Je suis une informaticienne , j’exerce un de ces métiers insignifiants inventé par notre société moderne, n‘ayant aucune utilité que nous trouver de quoi nous occuper et faire tourner la roue d'une croissance économique durable et tous ces détails de l'utilité de mon travail que je n’ai jamais réussi a saisir .
J’occupe un des postes rêvé par des milliers de jeunes paumés par la vie et qui voient dans ma carrière un idéal à suivre. Pourtant , la seule gratitude que j’accorde à mon travail c’est mon salaire que j’attends impatiemment chaque deux semaines .
Oui je travaille pour gagner de l’argent, et j'ai beau cherché autre motif mais je ne trouve aucun. Peut être lors d’une soirée mondaine je dirais que je me félicite de cette autonomie. Féministe tel que je suis , j’irais même dire que le travail est un droit fortement contesté et que je le fais personnellement pour s’affirmer en tant que femme indépendante qui participe activement a la construction du pays. Pire encore, si j'étais en présence de futurs employeurs j’aurais pu être meilleure comédienne , faire l'intéressante et exprimer une joie pitoyable a apprendre des langages de programmation et passer des heures entières devant mon petit écran a découvrir une nouvelle framework.
J’ai connu le chômage, j’ai frôlé le vide et la lassitude de ne rien faire et j’ai connu de prêt le sentiment de sentir futile et ne servant a rien . Aujourd’hui me voila au bureau et rien n’a changé. Peut être quelques sous qui me garantissent une forme de sécurité et un peu de respect aux yeux de mon entourage . Sinon le reste est toujours la , avec le temps ma lassitude est même devenue plus âpre , plus intense.
Maintenant je me sens semblable a la machine que je côtoie plus que 8 heures par jours . Comme elle , je suis sujette a des critères de performances et je risque de me faire remplacer si jamais je ne remplie pas les normes de l'évaluation . Ma machine est multitâche, et moi aussi . J’ai devant moi deux écrans pour remplir suffisamment mon champ visuel et m’occuper le mieux possible.
Toutes les deux on est rigoureuses mais on peut être interrompue a chaque seconde pour se plier aux ordres de nos chefs...et on fait qu’exécuter , docilement , sans objection.
Oui , je me retrouve beaucoup plus proche de cette machine qu'un individu que je peux croiser dans la rue , un lien organique est tissé entre nous . A mon image, ma machine est orné d'un bureau chaotique avec des conneries de tous genre. De ma machine ,j'ai hérité une mémoire volatile ...devant le petit écran j'ai fini par ne plus s’émerveiller , tous est devenu banal et laid ...
C'est drôle , j'ai l'impression d’être comme un médecin qui développe soudainement une aversion pour les instruments de son métier ...Ironie du sort!!
Non mais deja pourquoi je médite sur tout ça? Est-ce mon regard profane qui me pousse a écrire de telles atrocités sur mon sujet ou c’est un vil caprice d’un cadre nostalgique a la misère de sa jeunesse ?
J'envie mon collègue , oui je l'envie , il a l'air de faire son travail paisiblement en écoutant sa musique sans rien remettre en question ... pourquoi c'est si compliqué pour moi ?
Se poser des questions , quelle arnaque divine !!
Dieu créa l'infâme et l'infâme créa le bourreau
vendredi 8 juillet 2011
! ربي مات ، إنتم قتلتوه
ربي مات ، إنتم قتلتوهمات و ما خلاّ وصيّه
إنتحر مسكين ... كيفو كيف البوعزيزي
النار شعلت في جواجيه
أيّس منكم ... خلقلكم و مل الوجيعه ما شفيتوه
حب شكون يونّسو في وحدتو
حب يلقى الضحكه الصافيه ويسمع حسّ أحبابو
حب على مرايه يشوف فيها روحو
حب على صاحب يعاونو على الصنيعه إلي بداها
حب على رسام يزيدو في الألوان و يطير به في الأحلام
حب على قيتاره يشوفها في يد كل فنان و يسمع منو أعذب الألحان
ياخي شاف ما يروعو المغبون
شاف ناس تقتّل في بعضها و تقول ربي حب هكا
شاف قروده تنهش في بعضها و تقول أحنا خلقنا ربي هكا
شاف واحد دجال يقول أنا هو المصطفى المختار ، وبعدي أنا يوفا الإبداع
كذاب ! شكون قلك ربي يحب يختار ؟ بالك حب يحكي مع كل واحد و يتعلم منو أسرار المنام
علاه تحرم فيه و تدفنولو في أماليه ؟
ربي يتيم ، لا عندو لا أم لا بو
موش عارف روحو لا أنثى لاذكر
لا فاهم روحو علاش بدا و وقتاش باش يفنا
ولد آدم يعرف روحو منين جا أما ربي محكوم عليه بالنسيان
تايه يلوّج على قلب يسكن فيه ، ما لقى كان الصحراء تناديه
زعمه خلقكم باش في المتاهه تزيدو تضيعوه ؟
زعمه خلقكم بش يحرّم عليكم الخزره في عينيه؟
فرحان بزوز عصافر يحبو بعضهم جيتو إنتم قلتو جنابه
أهدالكم القداسه، قلتو هذه هي النجاسه
أعطاكم أحلى ما عنده قلتو هذه عوره و النظره ليها حرام
فرشلّكم السهول و الوديان ، ما بين أربعه حيوط مسوّدين كفّنتوه
يلوج على فكر يِحميه يلقى القضبان تستنّا فيه
علاه هكا ، حرام إلي عملتوه!
نلوج على النسمه إلي تحاذيه
نلوج على النغمة إلي تفكرني بيه
شكون ينجم يعاونني نحييه ؟
vendredi 24 juin 2011
Ainsi parlait Jim Morrison
"Though the favorites of the gods die young, they also live eternally in the company of gods"-Friedrich Nietzsche
"The Birth ofTragedy"
Être une rock star est peut être le synonyme d'une vie dépravée ou l'on frôle le gouffre du désespoir et la perdition. Jim ne fait pas l'exception, sauf que lui il était un peu plus que ça. C'était l'icône d'une génération rebelle secouée par la barbarie des années de guerre et de conquêtes sanglantes. Une jeunesse qui s'est crée ses propres vertus, et lui il était un des catalyseurs qui ont concrétisé ces idéaux naissants devant des marées humaines assoiffées de justice, égalité et liberté.
Si toute époque accouche d’un héros, Jim aura pleinement exprimé et concrétisé le désarroi de la génération d'après la deuxième guerre mondiale. A l’image de son philosophe préféré: Nietzshe, il est l’archétype même d’une jeunesse qui cherche à se surpasser, en révolte permanente contre l’autorité et l'abus du pouvoir. Une jeunesse qui, las d’une langue de bois et du mensonge politico-publicitaire, souhaite s’émanciper vis-à-vis d’une société plate jugé trop individualiste. Morrison a eu une carrière artistique époustouflante . Ce poète a fait le choix délibéré de se livrer a une expérience d'exhibition entière, de ce rendre voyant et de scintiller sur scène. Chez lui la poésie déborde du cadre de l’écrit, elle devient la vie entière, un moment de plénitude et de tendresse.
Jim est lugubre dans ces chansons et ses poèmes, mais cette tristesse révélait paradoxalement un élan de vie inébranlable. La vie,il voulait la vivre le plus intensément et tout de suite : Now.
Il est parti à la recherche d’une perception nouvelle, dont l’illumination est à la fois l’inspiration et la lumière. Elle est une invitation au voyage à travers les Etat-Unis, l’océan, le temps, l’espace, le monde, le corps, le rêve, l’inconscient, l’émotion. Chaman, poète halluciné, esprit libre, James Morrison est toujours au cœur des préoccupations de notre temps. Il change la nuit en jour, mêle le soleil avec la mer, et le hasard n’y est pour rien. Brûlé par l’air et la lumière de l’inconnu, il épouse la vie multiforme avec un vertige incontrôlable, ses contrastes déchirants.
Assez parlée ; je laisse Jim -qui n'est pas trop bavard d'ailleurs- s'exprimer lui même sur quelques sujets (interviews recueillies à différentes périodes de sa vie et par plusieurs journalistes et amis)
Observation du monde : « on souffre tous, plus ou moins, du syndrome du "voyeur ". Pas dans le sens strictement médical ou criminel, mais dans notre attitude physique ou émotionnelle face au monde qui nous entoure. Chaque fois qu’on essai de rompre ce maléfice de passivité, nos actions sont cruelles, comme un invalide qui a oublier comment on marche ».
Ces principes : « on peut dire que je suis destiné à faire ce que je fait, ce n’est pas un hasard. C’est la sensation d’être un arc en tension depuis 22 ans qui se relâche d’un seul coup. Les idées de rébellion contre l’autorité m’ont toujours attiré. Tout comme les idées à propos de l’insoumission ou du renversement de l’ordre établi. Je croîs que la rébellion extérieure est une façon de parvenir à la liberté interne ; le mental à travers le physique».
Expériences sensitives : « je croîs que les points maximum et minimum sont les plus importants.Tout le reste n’est que moyen terme. Je veux être libre de pouvoir goûter à tout ».
Drogues et alcool : « se saouler c’est comme si …bon, je suppose que c’est la différence entre le suicide et la capitulation lente ».
La mort : « Dans la vie, j'ai eu le choix entre l'amour, la drogue et la mort. J'ai choisi les deux premières et c'est la troisième qui m'a choisi ».
Communauté : « on est une société artistique et financière. On partage tout équitablement. Au début, c’était l’idée de nous maintenir unis, car on avait, et on a toujours, une vision très distincte de la réalité et aussi des intérêts très différents ».
Rock attitude : « il n’y a pas de règle dans un concert de rock. Tout est possible ».
Le public : « les jeunes représentent l’avenir. On peut les changer, les influencer, les modeler. Le public juvénile est comme une feuille vierge, préparée pour que l’on écrive dessus. Et moi, je suis l’encre ».
L’œuvre : « The Doors, provient de l’Ouest. Le monde qu’on suggère pourrait être une sorte de nouveau Far West sauvage, un monde sensuel et diabolique, étrange et inoubliable ».
Et voilà, Je me lasserai jamais de contempler cet homme... le regarder, cet homme qui entame les barreaux de sa cage. J'observe ce temple de mystères... sa chaire est en proie à un miroir ardent. Il voyage droit avec la liberté cousue sous ses paupières. Sa tête est un brasier d’étoiles. Sa chevelure féline... sa voix soulève la mer dans les yeux des femmes... Le feu brulant dans son regard croise le signe pathétique du sang et s'envole aux horizons de l'univers infini.
Jim est-il vraiment mort ?
La poésie est une longue blessure blanche et le ciel d'anéantie entre tes doigts fuselés. Tu étais la passion. Tu seras l’exil, l’éternité suspendue au soleil des astres morts. L’éternel, Jim...
Serais-tu là ?

Et puis un jour tu es partie...
Voila deux ans déjà que tu t'es envolée
Parfois je discute avec toi
Parfois j'ai l'impression que tu es toujours là
J'ai du boire un peu trop ce soir pour te rencontrer
Pour pouvoir te parler
pour pouvoir s'adresser à toi comme si tu étais là
Je tape les bribes que ma mémoire a réussi à conserver
Je retrouve un flot de moments de bonheur
Un courant mélodieux de souvenirs me berce et me ramène vers toi
C'était quand la dernière fois qu'on s'est vu ?
Tu voulais me confier quelque chose d'important tu disais ?
Est-ce que ça peut attendre ?
Je voulais rein savoir ...
Maintenant je suis condamnée à patienter pour toute l'éternité ...
Je ne saurais jamais ton aveux que tu voulais tant partager avec moi
Tu sais, Je culpabilise à cause de ça ...
Je me dis que j'aurais du insister
J'aurais du t'appeler pour passer des heures au téléphone à raconter nos petits tracas
Je ne retiendrais peut être rien de nos histoires
Mais je garderais le doux souvenir de ta présence
J'aurais apprécié tes rires légers et l'effet de ton sourire
C'est drôle ce que cette existence est éphémère
Fortuite et imprévisible à la fois
Qu'est ce que tu es devenue ?
Que puis-je faire pour revoir la lueur de tes yeux ?
Qu'est ce que ça te fais de faire partie de ce grand silence qui raisonne de partout ?
Et si tu étais encore vivante ?
Tu ferais surement partie de ces amis que j'ai abandonnée
Ceux que j'ai choisie pour qu'ils soient un élément décoratif sur la toile de mon passée
Pourquoi toi alors ?
Pourquoi j'essaye de te faire revivre ?
Pourquoi je suis tant médusée par ton départ ?
Serais-tu la réincarnation de cet être mystérieux qui m'a tant séduit ?
Laisse moi m'en aller ...
Je suis fatiguée
vendredi 8 octobre 2010
Du sens à l'absurde

Afin de l'approcher ou plutôt pour pouvoir appréhender cette surprenante existence , un Homme ne doit jamais considérer l'absurde comme "insignifiance bloquante"... dans un certain sens l'absurdité devient un rédempteur . La vie est démunie de sens, l'unicité du but n'est qu'une illusion et un vecteur de dégradation et d'appauvrissement ...
Seuls la curiosité , la soif de connaissance et le désir d'expérimenter peuvent être des motifs valables pour emprunter le chemin de cette vie .
L'homme absurde est un être qui rejette l'idéalisme ingénue pour éprouver l'extase matérielle. C'est un homme qui se dépouille du suprême Néant pour vivre dans un monde ou les faits priment les idées.
Un suicide est envisageable que dans le sens de Dostoïevski : Suicide logique , quitter la conscience agitée pour rejoindre un monde qui débordent d'une indifférence apaisante menée par un rythme de vie actif et absorbant .
L'être humain qui donne à son existence un seul sens est une âme maudite et tourmentée. Peut importe le degré de notre civilisation nous resterons toujours des primates à la quête du pouvoir , nourriture , sexe et à la recherche du sens .
La quête du sens pour nous n'est pas une finalité mais une des conditions nécessaire pour la réalisation de notre humanité , prendre trop au sérieux cette aspiration risque de nous couper de notre élément naturel qui est cet univers énergétique dynamique et intelligent.
Je connais beaucoup de gens qui n'ont qu'un seul but dans la vie et ceux la , ils sont comme des cadavres vivantes , non seulement il portent lourdement le poids du fardeau mais aussi ils empestent leur environnement par la puanteur de leur existence ..
Enfin bref tout ca pour dire oui la vie est absurde, l'immortalité et l'infini sont intangibles et malgré ça cette vie mérite toujours d'être vécue .

