Avertissement : Vous n'allez pas trouver par ici ce que vous cherchez . Si vous êtes adeptes de cohérence et de pensées profondes, ce blog ne répondra jamais a vos attentes . PS1 : Le "Je" de ce blog n'est pas moi. PS2 : Toute ressemblance avec des personnes existants ou ayant existé N'est Pas Une Pure Coïncidence. Sinon, bienvenue au monde de l'anarchie des idées et de l'absence de style ... Carpe diem !
lundi 23 avril 2012
Le monologue des fous
vendredi 30 mars 2012
Au creux d'un lit

jeudi 8 décembre 2011
Éloge de la connerie

J'ai un sentiment étrange, je fais de moins en moins de bêtises. Je suis moins conne .
Je ne prends plus de décisions hâtives. Je connais mes limites et je suis de moins en moins prétentieuse, juste le nécessaire pour maintenir mon ego à sa place . Je suis de plus en plus réfléchie et les gens m'apprécient . Et puis de mon cote , comme le disais Grouchou Marxs : Je voudrais pas appartenir à un club qui m'accepte comme membre. Je finis toujours par me délaisser de tout ce dont ils viennent de féliciter.
Je suis cohérente dans mes idées , modérées dans mes plaisirs , sélectives dans mon cercle d'amis ce qui tend à prouver que mon niveau de connerie a nettement diminué .
Je suis plus tolérante, plus aimable, compréhensive, moins émotive, et mon coté farouche s'est évaporé pour faire paraître une douce féline qui ne fait de mal a personne .
J'accepte les déboires de la vie sans drame , j'ai le regard apaisé et mes colères sont rares et de très courtes durées .
De plus, je commence a rire de mes anciennes expériences amoureuses et a éprouver de la sympathie a des connaissances que j'estimais futiles .
Mon attitude a changé a l’égard d'une tranche d'age que j'ai évité dans le passé et mon comportement est de plus en plus en adéquation avec la routine de tous les jours. Pourtant je me sens de mieux en mieux à ma place. Bien plantée la ou je suis.
Je valorise le chemin qui m'a mené a ma situation actuelle et je dis, même si je n’étais pas celle qui a pris tous les choix décisifs dans ma vie , ce fut ce qui peut m'arriver de mieux.
Mon gout pour le risque s'est estompé pour être vite remplacé par un penchant pour le confort et le luxe.
Celle qui croyais a un mythe Sisyphien qui dépeint notre condition humaine a laissé sa place a un Candide condamné a répéter pour toute l’éternité que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles .
J'ai connu des périodes d'ouverture vers les autres et j'ai connu aussi de longs épisodes de solitudes fuyant le contact et toute la gente humaine . Maintenant je me suis résignée à l'amour de mon proche. J'aime les gens, je sais qu'ils m'aiment pas et je comprends leur indifférence, je ne suis pas le genre de personne qui réclame la reconnaissance pour une générosité naturelle de sa part.
Et pourtant, je suis convaincue que cet état ne sera que le témoins d'une transition provisoire . Immanquablement, je vais retrouver de nouveau ma connerie, attestant le proverbe qui dit que "quand on nait con, on est con".
Un train de vie paisible va remplacer une jeunesse tumultueuse .
On me pardonnera mes fautes de jeunesse et on se souviendra avec beaucoup de nostalgie de la jeune rebelle que j’étais.
La fougue de la jeunesse sera remplacé par le fil conducteur entre la vingtaine et la quarantaine , il me sera une fois de plus démontré "que les autres sont mes amis, si seulement je le veux".
Mais comme avant je ne le voyais pas, là je ne le verrai pas encore. Je continuerai a être aveugle et croire qu'ils mériteront de rester mes amis si seulement il seront ce que je veux qu'il soit .
Je commence à éprouver de la peine pour la conne que je vais devenir, à peine consolée de celle que je fus.
vendredi 18 novembre 2011
...

mercredi 16 novembre 2011
A la mémoire d'un terroriste
dimanche 31 juillet 2011
Le Paradis de Maman

vendredi 29 juillet 2011
Machine Humaine
Remedios Varo, "La plante insoumise" 1961.Je ne peux plus, je prends 30 minutes pour écrire ce billet et puis je reprends ce que j’ai à faire …
Il me semble que je suis entrain de passer par ses périodes sensibles ou la conscience, sans préavis et sans raison apparente, s’est décidé subitement à s’aventurer sur des terres défendus ... Suis-je entrain de passer par une crise existentielle ? non je ne le pense pas, j’ai toujours considéré l’existence comme une crise permanente et je ne m'en plains pas. Au contraire, malicieusement, je ressens une forme de plaisir d'être au cœur d’une tragédie sans fin...
Je suis une informaticienne , j’exerce un de ces métiers insignifiants inventé par notre société moderne, n‘ayant aucune utilité que nous trouver de quoi nous occuper et faire tourner la roue d'une croissance économique durable et tous ces détails de l'utilité de mon travail que je n’ai jamais réussi a saisir .
J’occupe un des postes rêvé par des milliers de jeunes paumés par la vie et qui voient dans ma carrière un idéal à suivre. Pourtant , la seule gratitude que j’accorde à mon travail c’est mon salaire que j’attends impatiemment chaque deux semaines .
Oui je travaille pour gagner de l’argent, et j'ai beau cherché autre motif mais je ne trouve aucun. Peut être lors d’une soirée mondaine je dirais que je me félicite de cette autonomie. Féministe tel que je suis , j’irais même dire que le travail est un droit fortement contesté et que je le fais personnellement pour s’affirmer en tant que femme indépendante qui participe activement a la construction du pays. Pire encore, si j'étais en présence de futurs employeurs j’aurais pu être meilleure comédienne , faire l'intéressante et exprimer une joie pitoyable a apprendre des langages de programmation et passer des heures entières devant mon petit écran a découvrir une nouvelle framework.
J’ai connu le chômage, j’ai frôlé le vide et la lassitude de ne rien faire et j’ai connu de prêt le sentiment de sentir futile et ne servant a rien . Aujourd’hui me voila au bureau et rien n’a changé. Peut être quelques sous qui me garantissent une forme de sécurité et un peu de respect aux yeux de mon entourage . Sinon le reste est toujours la , avec le temps ma lassitude est même devenue plus âpre , plus intense.
Maintenant je me sens semblable a la machine que je côtoie plus que 8 heures par jours . Comme elle , je suis sujette a des critères de performances et je risque de me faire remplacer si jamais je ne remplie pas les normes de l'évaluation . Ma machine est multitâche, et moi aussi . J’ai devant moi deux écrans pour remplir suffisamment mon champ visuel et m’occuper le mieux possible.
Toutes les deux on est rigoureuses mais on peut être interrompue a chaque seconde pour se plier aux ordres de nos chefs...et on fait qu’exécuter , docilement , sans objection.
Oui , je me retrouve beaucoup plus proche de cette machine qu'un individu que je peux croiser dans la rue , un lien organique est tissé entre nous . A mon image, ma machine est orné d'un bureau chaotique avec des conneries de tous genre. De ma machine ,j'ai hérité une mémoire volatile ...devant le petit écran j'ai fini par ne plus s’émerveiller , tous est devenu banal et laid ...
C'est drôle , j'ai l'impression d’être comme un médecin qui développe soudainement une aversion pour les instruments de son métier ...Ironie du sort!!
Non mais deja pourquoi je médite sur tout ça? Est-ce mon regard profane qui me pousse a écrire de telles atrocités sur mon sujet ou c’est un vil caprice d’un cadre nostalgique a la misère de sa jeunesse ?
J'envie mon collègue , oui je l'envie , il a l'air de faire son travail paisiblement en écoutant sa musique sans rien remettre en question ... pourquoi c'est si compliqué pour moi ?
Se poser des questions , quelle arnaque divine !!
Dieu créa l'infâme et l'infâme créa le bourreau
vendredi 8 juillet 2011
! ربي مات ، إنتم قتلتوه
ربي مات ، إنتم قتلتوهمات و ما خلاّ وصيّه
إنتحر مسكين ... كيفو كيف البوعزيزي
النار شعلت في جواجيه
أيّس منكم ... خلقلكم و مل الوجيعه ما شفيتوه
حب شكون يونّسو في وحدتو
حب يلقى الضحكه الصافيه ويسمع حسّ أحبابو
حب على مرايه يشوف فيها روحو
حب على صاحب يعاونو على الصنيعه إلي بداها
حب على رسام يزيدو في الألوان و يطير به في الأحلام
حب على قيتاره يشوفها في يد كل فنان و يسمع منو أعذب الألحان
ياخي شاف ما يروعو المغبون
شاف ناس تقتّل في بعضها و تقول ربي حب هكا
شاف قروده تنهش في بعضها و تقول أحنا خلقنا ربي هكا
شاف واحد دجال يقول أنا هو المصطفى المختار ، وبعدي أنا يوفا الإبداع
كذاب ! شكون قلك ربي يحب يختار ؟ بالك حب يحكي مع كل واحد و يتعلم منو أسرار المنام
علاه تحرم فيه و تدفنولو في أماليه ؟
ربي يتيم ، لا عندو لا أم لا بو
موش عارف روحو لا أنثى لاذكر
لا فاهم روحو علاش بدا و وقتاش باش يفنا
ولد آدم يعرف روحو منين جا أما ربي محكوم عليه بالنسيان
تايه يلوّج على قلب يسكن فيه ، ما لقى كان الصحراء تناديه
زعمه خلقكم باش في المتاهه تزيدو تضيعوه ؟
زعمه خلقكم بش يحرّم عليكم الخزره في عينيه؟
فرحان بزوز عصافر يحبو بعضهم جيتو إنتم قلتو جنابه
أهدالكم القداسه، قلتو هذه هي النجاسه
أعطاكم أحلى ما عنده قلتو هذه عوره و النظره ليها حرام
فرشلّكم السهول و الوديان ، ما بين أربعه حيوط مسوّدين كفّنتوه
يلوج على فكر يِحميه يلقى القضبان تستنّا فيه
علاه هكا ، حرام إلي عملتوه!
نلوج على النسمه إلي تحاذيه
نلوج على النغمة إلي تفكرني بيه
شكون ينجم يعاونني نحييه ؟

